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Les bienfaits des graines germées

Qui ne s’est jamais demandé ce que pouvaient bien être ces petites graines germées qu’on retrouve parfois comme décoration au bord de l’assiette dans certains restaurants ?

Loin d’être que décoratives, les graines germées sont de véritables bombes nutritionnelles et méritent qu’on s’y intéresse de plus près.

Dans cet article, je vais revenir sur les bienfaits des graines germées. Nous allons aussi découvrir que de nombreux types différents de graines se prêtent à la germination. Enfin, je vais également vous donner des conseils pour réduire le risque d’intoxication alimentaire que l’on ne doit pas négliger lorsqu’on travaille avec des aliments crus dans un milieu chaud et humide qui est favorable au développement des bactéries.

Qu’est-ce que c’est exactement ?

Comme leur nom l’indique, les graines germées sont de jeunes plantes de 2 à 5 cm dont les graines viennent de germer après avoir été exposées à la bonne combinaison de deux éléments clés pour la vie végétale, à savoir l’humidité et la chaleur. On les consomme justement quand elles sont en pleine germination car c’est durant cette période que leur apport nutritionnel est le plus élevé. 

A l’état de graine, la plante est considéré comme « endormie » avec tout son potentiel nutritif. La germination va « réveiller » la graine et son potentiel nutritionnel en est décuplé. 

En fait, les nutriments de la graines sont protégés par une enveloppe et préservés des agressions extérieures par de l’acide phytique. Cet acide qui réduit l’absorption de certains minéraux est dissout lors de la germination et l’enveloppe qui protégeait la graine s’ouvre. 

Le processus de germination libère des enzymes qui vont faciliter l’assimilation par l’organisme des nutriments déjà présents dans la graines (vitamines, minéraux, antioxydants, protéines, fibres, oligo-éléments). D’autres nutriments apparaissent avec la germination, comme la chlorophylle. C’est pour toutes ces raisons que les graines germées sont si intéressantes pour la santé.

Quels types de graines ?

Voici une petite liste non exhaustives des graines germées parmi les plus courantes:

  • Les graines de céréales, comme le blé (riche en vitamines et en minéraux) ou le millet (riche en vitamines A et aux propriétés stimulantes).
  • Les graines de légumineuses, comme la lentille (riche en protéines) ou le chanvre (sans gluten et riche en minéraux).
  • Les graines mucilagineuses, comme le cresson (aux vertus détox), le lin (riche en oméga-3) ou la roquette (riche en composés soufrés).
  • Les graines oléagineuses, comme le tournesol (riche en acides gras insaturés) ou le sésame (avec des acides aminés intéressants).
  • Les graines liliacées, comme l’ail (riche en minéraux) ou l’oignon (aux propriétés antioxydantes).
  • Les graines aromatiques comme le fenugrec (riche en minéraux et en acides aminés) ou le persil (riches en antioxydants).

Comment les consommer ?

Avec les graines germées, il y a une règle de base. Il ne faut pas les faire cuire car la chaleur détruirait tous les nutriments qu’elles contiennent.

Ce point étant clarifié, les graines germées sont très simples à inclure dans nos plats quotidiens. On peut les ajouter à nos salades, dans un sandwich, ou dans un smoothie. On peut aussi les utiliser en tant qu’assaisonnement avec des plats chauds. Dans ce cas, il faut les saupoudrer après la cuisson sur des légumes, de la viande ou du poisson.

Les graines germées peuvent aussi être consommées seules en tant que salade avec une vinaigrette. Ecrasées, elles peuvent faire une pâte à tartiner veggie.

Quels risques ?

Il y a régulièrement des cas d’intoxication alimentaire provoquée par la consommation de graines germées. Pourtant, ce n’est pas une fatalité. En suivant quelques mesures de prudence simples, on peut drastiquement réduire les risques.

Comme tous les aliments consommés crus, les graines germées présentent un risque sanitaire. A la différence d’autres aliments, la germination des graines a lieu dans un milieu chaud et humide qui favorise la prolifération des bactéries.

Les bactéries E. Coli et salmonelle sont les principales causes d’intoxication alimentaire par les graines germées. Si les symptômes sont très désagréables il n’y a pas de réels risques pour une personne en bonne santé.

Mesure #1: Ne consommez et ne faites germer que des graines qui sont prévues pour la consommation car elles sont produites et conditionnées dans un environnement protégé.

Mesure #2: Vérifiez l’aspect et l’odeur des graines germées. En cas de doute, abstenez-vous.

Mesure #3: Lavez-vous les mains avant de vous occuper de vos graines pour éviter d’apporter des bactéries qui pourraient ensuite se développer parmi vos graines germées.

Mesure #4: Conservez les graines qui ont germé au réfrigérateur.

Mesure #5: Ne consommez pas les graines qui ont dépassé leur date de péremption.

En conclusion…

Les bienfaits des graines germées dépassent largement les risques encourus. Je vous encourage à en introduire régulièrement dans votre alimentation pour profiter de tout ce qu’elles ont à vous apporter !

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Le batch-cooking

A en croire le nombre impressionnant de livres disponibles en librairie sur ce sujet, le batch-cooking serait devenu LA méthode de cuisine incontournable pour réussir à se nourrir convenablement quand on est débordé.

Je dois bien avouer que le principe est tout à fait séduisant. En anglais, « batch » signifie fournée. En fait, on cuisine une recette en grande quantité afin de pouvoir la diviser en plusieurs portions à répartir durant la semaine. 

Il existe bien sûr quelques variations à cette définition stricte du batch-cooking. Par exemple, on peut préparer deux ou trois recettes différentes pour éviter de devoir manger la même chose tous les jours. On peut aussi préparer uniquement les ingrédients de base pour n’avoir qu’à assembler les aliments au moment du repas. Bref, il existe autant de possibilités qu’il existe de Tupperware !

Dans cet article, je ne vais pas vous faire l’affront de vous expliquer comment on cuisine des grandes quantités. Et je ne vais pas non plus vous indiquer de recettes. Au lieu de vous dire quoi faire, je me suis dit qu’il vous serait certainement plus utile de connaître les erreurs qu’il faut absolument éviter de faire !

Erreur #1: Ne pas varier les plats

Si vous avez 17 ans et que vous ne savez cuisiner que des pâtes avec du ketchup, vous pouvez vous en satisfaire pendant plusieurs jours d’affilée. Mais avec les années, notre palais s’affine et nous nous lassons très vite. Je vous recommande donc de varier autant que possible pour assurer le succès de vos efforts dans le temps.

Erreur #2: Choisir des modes de cuisson identiques

Nous sommes dimanche soir et vous réalisez que vous avez prévu d’utiliser votre four pour cuire quatre aliments avec des températures et des temps de cuisson différents. Vous voilà parti pour 7 heures en cuisine …

Je vous recommande donc de prévoir plusieurs modes de cuisson différents et d’utiliser vos différents appareils électroménager. Si vous êtes comme moi, vous en avez plusieurs dans vos placards et à la cave… D’ailleurs, ma dernière acquisition est un Rice-cooker qui a changé ma vie !

Erreur #3: Négliger de préparer votre liste des courses

Le temps passé à faire vos courses peut être divisé par deux ou trois si vous préparez votre liste en avance et si vous l’organisez selon les rayons de votre supermarché. 

Qui n’a jamais perdu patience à devoir traverser huit fois le magasin pour arriver au bout de sa liste ?

Les services de livraison à domicile peuvent également vous aider à gagner du temps !

Mes meilleures conseils pour bien préparer votre semaine et vos listes de courses se trouvent dans cette vidéo :

Erreur #4: Ne pas adapter la conservation à l’aliment

Certaines aliments se conservent très mal lorsqu’ils sont crus. D’autres, au contraire, se conservent mal quand ils sont cuits.

Les légumes cuits perdent rapidement leurs nutriments. Aussi, il est préférable de couper et cuire les légumes au dernier moment. De plus, il faut privilégier un temps de cuisson aussi court que possible et éviter la cuisson à l’eau afin de préserver au maximum leurs qualités nutritives.

En plus d’éviter le gaspillage, il est aussi question de sécurité sanitaire car une conservation adaptée évite la prolifération bactérienne.

Erreur #5: Négliger les détails techniques du repas

Si votre plat doit être réchauffé, est-ce que vous disposez de quoi le réchauffer ? Est-ce que le plat utilisé permet de le réchauffer en toute sécurité ? Est-ce que tous les aliments peuvent être réchauffé de la même manière ? Est-ce que vous avez prévu les ustensiles adéquats pour manger ?

Autant de questions qui peuvent rapidement devenir embarrassantes si vous n’y avez pas songé au préalable !

En conclusion

A mon avis, le batch-cooking est autant une question d’organisation que de cuisine. Il faut donc être méthodique pour profiter de tous ses avantages.

A vos fourneaux en mode efficace, les amis !

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A bientôt, pour un nouvel article les criquets 🙂

Noémie

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3 cures pour votre système digestif

Après un petit coup d’oeil sur un moteur de recherche, les sept premiers résultats pour une cure du système digestif proposent des bains thermaux. Mais loin de moi l’idée de vous envoyer faire des bains de boue !

Dans cet article, nous allons voir comment vous pouvez prendre soin de votre flore intestinale chez vous avec trois gestes simples.

Le problème

Notre intestin est un organe incroyablement complexe qui abrite des milliards de bactéries ainsi qu’un système nerveux indépendant. C’est d’ailleurs pour cela qu’on l’appelle le « deuxième cerveau ».

On considère généralement qu’une flore intestinale variée est un signe de bonne santé. Pour assurer la richesse de votre microbiote, il faut notamment choisir une alimentation variée. Malheureusement nos habitudes alimentaires laissent à désirer: Trop riche, trop de sucres et trop de graisses. 

Mais plus grave encore, nos plats sont très peu variés et sont souvent transformés. L’utilisation massive d’exhausteurs de goût et d’arômes artificiels perturbe encore davantage notre organisme.

Pourtant quelques gestes simples permettraient d’améliorer durablement notre hygiène de vie. Une alimentation équilibrée avec des produits non transformés et une activité physique régulière sont un bon départ.

Ci-dessous, je vous donne trois pistes concrètes pour faire la différence dans la vraie vie :

La solution #1: des fibres

Le monde végétal est la meilleure source de nutriments pour un microbiote sain. En effet, les fruits, les légumes, les céréales et les légumineuses sont très riches en fibres qui vont avoir un effet bénéfique sur la santé cardiaque, le transit et le contrôle de l’appétit. Elles vont également prévenir le risque de diabète. De plus, une partie de ces fibres sont digérées par les bactéries présentes dans notre intestin.

Les fibres qui servent à nourrir le microbiote sont appelées des prébiotiques et elles sont transformées dans l’intestin en un acide gras à chaine courte, le butyrate dont les effets sur le métabolisme énergétique et l’homéostasie intestinale sont reconnus. Un des prébiotiques le plus connu est l’inuline que l’on trouve dans la chicorée, le pissenlit, l’asperge, le topinambour ou les lentilles.

Une alimentation riche en fibres est donc le premier pas vers une flore intestinale saine. Certaines personnes sont toutefois sensibles aux fibres et il convient par conséquent d’augmenter progressivement les quantités pour en éviter les effets indésirables.

La solution #2: des probiotiques

Ce que l’on appelle les probiotiques sont en fait les gentilles bactéries qui peuplent votre intestin et qui vous aident quotidiennement dans votre digestion pour assimiler plein de nutriments essentiels.

Ce sont des micro-organismes vivants que l’on trouve naturellement dans certains aliments fermentés comme le yogourt, le kéfir, la choucroute, le tempeh ou le kimchi. 

Les bactéries les plus fréquentes dans le microbiote sont les lactobacilles et les bifidobacilles qui proviennent de produits laitiers fermentés. 

La consommation régulière de probiotiques va renforcer votre flore intestinale et améliorer votre digestion. Je vous recommande donc d’intégrer ces aliments régulièrement dans votre alimentation. Soyez toutefois attentif au fait que la pasteurisation détruit les bactéries, alors vérifier les emballages de choucroute !

La solution #3: des bons gras

Une bonne digestion nécessite la bonne dose de matière grasse. Mais pas n’importe quel gras. Je vous parle des acides gras essentiels, les fameux oméga-3 et oméga-6 qui vont avoir une action bénéfique sur le métabolisme et contre les sources d’inflammation qui peuvent affecter le système digestif.

La présence de lipides est, par ailleurs, nécessaire à l’absorption de certains nutriments importants, parmi lesquels des antioxydants tels que les lycopènes (tomates).et les beta-carotènes (carottes).

Notre alimentation nous apporte généralement assez d’oméga-6. En revanche, nous manquons d’oméga-3 mais vous en trouverez dans les graines de lin ou de chia, les noix ainsi que les poissons gras comme le saumon, la sardine ou le maquereau.

D’ailleurs, si vous souhaitez approfondir le thème des bonnes graisses et de leurs importances, je vous invite à regarder ma vidéo youtube sur sujet :

En conclusion 

Quelques petits ajouts bien choisis dans vos plats de tous les jours vous permettront de prendre soin de votre digestion et d’améliorer l’assimilation de précieux nutriments pour votre santé !

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Noémie

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Le grand retour des légumes oubliés

Ces légumes de jadis reviennent en force, grâce à l’intérêt renouvelé des consommateurs et des grands chefs pour des produits locaux authentiques et savoureux.

Les anciens légumes détonnent ! Ils ouvrent de nouveaux horizons culinaires et ils sont tout à fait intéressants d’un point de vue nutritionnel. 

Des légumes oubliés

Avant de lister toutes les bonnes raisons d’introduire ces produits surprenants dans votre alimentation, il est important de se rappeler qu’ils n’ont pas été oubliés par hasard.

En effet, les modes et les goûts changent. Certains produits, qui sont appréciés aujourd’hui, seront détrônés demain. Mais il y a encore autre chose. Ces légumes ont été « oubliés » consciemment car ils sont encore associés dans la mémoire collective à la famine et à la guerre.

Fort heureusement, les mentalités évoluent (lentement mais sûrement). Et nous avons aujourd’hui la chance de pouvoir redécouvrir tous ces légumes anciens. 

Des légumes anciens

La plupart de ces variétés sont effectivement très anciennes. Elles remontent au Moyen-Âge pour le panais, à l’Antiquité pour le salsifis, voire à la préhistoire pour le chou-rave.

Ces légumes sont généralement plus rustiques dans leur aspect et leur texture. Leurs saveurs sont par ailleurs étonnantes. Ces trois raisons qui expliquent une partie de leur succès actuel.

Mais il y a encore une autre raison…

Des légumes faciles à cuisiner

Ces variétés d’autrefois sont très faciles à cuisiner et ne demandent pas de préparation particulière. Il suffit de les peler, puis de les couper en petits cubes. Ensuite, je vous recommande de les cuire à la vapeur pour préserver leurs nutriments. Simple et efficace, n’est-pas ?

Pour varier les plaisirs, vous pouvez également les passer au mixer après la cuisson vapeur pour en faire des purées ou des soupes.

Le panais

C’est peut-être le plus connu des légumes oubliés. Grâce à sa saveur sucrée particulière, il a su reconquérir son public. Le panais ressemble à une grosse carotte blanche et on le mange souvent en purée. Cuit ou cru, il offre de nombreuses possibilités de préparation.

Le rutabaga

Si son nom est plutôt rigolo pour un légume ressemblant au navet, son histoire l’est moins car c’était un des aliments de base en Europe durant les deux guerres mondiales. On le redécouvre toutefois avec plaisir assaisonné de noix de muscade.

La betterave jaune

Une saveur douce, une texture fine, une chair d’une couleur jaune marbrée singulière. Un vrai coup de coeur pour moi ! 

La scorsonère

Ce légume-racine est souvent confondu avec le salsifis, alors que ce sont de variétés distinctes. La couleur noire de la scorsonère permet toutefois de les distinguer.

Le topinambour

Comme le rutabaga, le topinambour est un légume qui a hérité d’une mauvaise image issue de la guerre. Pourtant sa saveur proche de l’artichaut offre de nombreuses possibilités de recettes. Il peut notamment être consommé cru (râpé en salade), cuit au four ou écrasé en purée. 

Parmi ses atouts nutritifs, relevons qu’il ne contient pas d’amidon (à la différence de la pomme de terre) mais de l’inuline, un glucide aux propriétés prébiotiques. 

La vitelotte

La fameuse pomme de terre violette qu’on retrouve dans tous les paquets de chips « healthy » ! Je vous recommande toutefois de tester cette variété avec un mode de cuisson plus doux pour profiter de ses atouts nutritionnels.

En conclusion

Vive le retour des légumes anciens qui nous permettent de découvrir des produits originaux, sains et délicieux ! 

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A bientôt dans un prochain article, 

Votre Petit Criquet Healthy

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5 tisanes santé pour se soigner à la maison

tisanes

Le pouvoir nutritionnel des plantes me fascine. Si vous lisez cet article, ça veut dire que le sujet vous intéresse aussi, non ?

Je vais justement approfondir cette question et vous présenter 5 plantes médicinales dont les infusions vous aideront à soigner certains petits bobos. 

De plus, j’ai fais attention au choix des plantes pour éviter de vous proposer des produits inhabituels que vous aurez du mal à trouver dans le commerce. Ce sont donc cinq plantes « communes » qui n’ont rien à envier d’autres produits exotiques en terme de bienfaits. 

Mais avant de commencer, je tiens à rappeler la différence entre la tisane et l’infusion parce que, pour ma part, je m’embrouille tout le temps 😉

Tisane ou infusion ?

L’infusion décrit la préparation de la boisson qui consiste, en fait, à verser de l’eau sur les feuilles, les fleurs, voire les fruits de la plante afin d’en extraire les arômes et les nutriments.

La tisane désigne la boisson obtenue après l’infusion d’une plante naturelle. A la différence du thé qui est aussi une infusion, la tisane ne contient pas de théine.

Pourquoi les tisanes sont efficaces ?

L’intérêt principal des tisanes repose bien évidemment sur les fantastiques propriétés des plantes qui auront chacune des bienfaits spécifiques. 

On peut aussi sélectionner plusieurs plantes qui ont des effets complémentaires pour un traitement combiné. L’utilisation des plantes à des fins médicinales s’appelle la phytothérapie. 

Le fait de boire une tisane va également contribuer à la bonne hydratation de votre organisme, ce qui est indispensable pour rester en bonne santé et soigner vos maux.

Ortie

Plante dépurative et diurétique, indiquée contre les affections des voies urinaires (cystites) et en prévention de calculs urinaires et rénaux. 

Hibiscus

Plante utilisée pour son effet antioxydant, indiquée contre l’hypertension et le cholestérol, et pour lutter contre les pellicules (les principes actifs de cette plante entrent dans la composition de certains shampooings).

Sauge

Plante aux propriétés antiseptiques, indiquée pour lutter contre les affections buccales (maux de gorge, aphtes), en cas de bouffées de chaleur (ménopause, transpiration excessive).

Menthe poivrée

Plante digestive par excellence, indiquée pour lutter contre tous les troubles digestifs et du foie, contre la mauvaise haleine et les maux de gorge.

Thym

Plante aux vertus désinfectantes et anti-inflammatoires, indiquée lors de problèmes des voies respiratoires (toux, rhume, asthme).

BONUS: Une infusion de girofle maison

Cette plante est vraiment très riche en antioxydants. Ses effets sont multiples: anti-infectieux, antifongique et anesthésiant (douleurs dentaires). Elle est indiquée en cas de troubles digestifs, maux de dents et mauvaise haleine.

Pour une tasse de tisane, comptez 2 à 3 clous de girofle. Portez l’eau à ébullition, puis ajoutez les clous de girofle. Laissez infuser une dizaine de minutes. Enlevez les clous de girofle et buvez. 

En conclusion

Pour votre consommation quotidienne, je vous recommande de:

  1. Respecter la posologie indiquée sur l’emballage en particulier pour les tisanes diurétiques.
  2. Privilégier les plantes issues de filières biologiques afin d’éviter de retrouver trop de produits chimiques dans votre tasse.

Les tisanes contribuent vraiment à votre bien-être et renforcent votre santé. Le tout, sans calorie et avec un bon goût !

En tant que buveuse de tisanes comblée, je vous dis : Santé !

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Noémie

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Le ventre gonflé, et si c’était la faute aux fibres ?

Le ventre gonflé, et si c’était la faute aux fibres ?

Les fibres jouent un rôle essentiel dans la digestion car elles augmentent le volume du bol alimentaire (régulant ainsi l’appétit) et agissent directement sur la digestion depuis l’intérieur du système digestif en arrivant intactes dans les intestins. Les bienfaits sur la santé sont nombreux et établis depuis longtemps.

Pour autant, de nombreuses personnes font état d’une digestion difficile et d’un ventre gonflé après l’ingestion de légumes ou de céréales riches en fibres.

Existerait-il un risque à manger des fibres ? 

S’il n’existe pas d’allergies aux fibres alimentaires actuellement reconnues, il peut y avoir des intolérances et divers degrés de sensibilité.

Ces intolérances proviennent généralement d’une consommation excessive ou soudaine de fibres insolubles ou de fibres fermentescibles.

Que sont les fibres insolubles et fermentescibles ?

Il existe deux grandes familles de fibres. Les fibres solubles et les fibres insolubles.

Les fibres solubles se dissolvent dans l’eau et forment une substance visqueuse qui permet notamment de ralentir la digestion et l’absorption des glucides ou des lipides.

Les fibres insolubles traversent le système digestif pratiquement intactes et accélèrent ainsi le transit. Elle ont également la particularité de « gonfler » ce qui augmente la sensation de satiété. Mais elles sont plus irritantes pour le systèmes digestifs. 

C’est la raison pour laquelle il est recommandé aux personnes souffrant du syndrome de l’intestin irritable de limiter leur apport en fibres insolubles et de favoriser les fibres solubles.

Certaines fibres solubles et insolubles sont par ailleurs fermentescibles. Cela signifie qu’elles servent de nourriture aux bactéries composant la flore intestinale qui les digèrent par fermentation. Ce sont les fameux prébiotiques, parmi lesquels nous trouvons notamment les fructanes, les fibres solubles issues du fructose des plantes. 

A ce sujet, l’inuline ,qui est sans doute le fructane le plus connu, permet la réduction de la glycémie en ralentissant l’absorption des glucides et favorisant par la même occasion la sensation de satiété. L’inuline ne permettrait pas seulement de ralentir l’absorption du sucre ainsi que des graisse mais elle aurait également la capacité d’emprisonner une partie des mauvaises graisses et du sucre et de les éliminer par les selles.

Jusque là vous êtes plutôt emballé par l’inuline, n’est-ce pas ?

Malheureusement, l’inuline ne convient pas à tout le monde. En effet, certaines personnes présentent une sensibilité à ce type de fibres. Et il en résulte des symptômes similaires à l’intolérance au gluten, c’est-à-dire essentiellement des ballonnements et des troubles gastro-intestinaux.

Certaines études ont d’ailleurs mis en évidence qu’une partie non négligeable des personnes qui pensent souffrir d’intolérance au gluten seraient en fait sensible au fructane…

Les causes de cette sensibilité proviendraient justement de la fermentation du fructane dans l’intestin. 

Le fructane fait d’ailleurs partie des glucides identifiés dans le régime sans FODMAP dont l’objectif est de réduire l’inconfort digestif.

Mais le régime sans FODMAP n’est pas une solution durable car il est très restrictif. Il peut certes soulager temporairement certains symptômes mais il n’agit pas sur la cause du problème. De plus, je ne pense pas que ce type de régime soit vraiment sain sur le long terme car il peut conduire à des carences en vous privant de nombreux aliments riches en fibres et en minéraux.

Aussi je vous recommande de manger des fibres en quantité, mais en veillant à augmenter très progressivement les portions et surveiller la réactions de votre estomac.

Comme nous l’avons vu plus haut, il convient d’être particulièrement vigilant en ce qui concerne les fibres très fermentescibles que l’on trouve notamment dans l’ail, l’artichaut, les légumes secs et globalement dans tous les aliments qui contiennent de l’inuline.

Que vous ayez l’estomac sensible ou non, ces aliments sont extrêmement bénéfiques. Il serait ainsi dommage de vous en priver. Pour autant, leur consommation ne doit pas être source d’inconfort. Pour éviter cet écueil, la solution consiste à tâtonner jusqu’à ce que vous trouviez la bonne dose pour ensuite augmenter petit à petit les quantités. 

Si vous souhaitez approfondir cette thématique, je vous invite à consulter mes autres articles de blog ainsi que ma chaîne youtube. Les programmes en vente dans la e-boutique vous aideront également à trouver votre équilibre alimentaire et à venir à bout de vos problèmes de digestion. 

A bientôt dans un prochain article. 

Petit Criquet Healthy 

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Les 10 conseils de votre nutritionniste pour en finir avec le ventre gonflé! (partie 2)

Bonjour les criquets,

Je vous retrouve pour la suite de cet article consacré aux nombreuses causes d’un ventre gonflé et à mes conseils pour y remédier.

Poursuivons sans plus attendre dans la liste des principales causes d’un ventre gonflé.

6. Les chewing-gum

La mastication active la salivation et les fonctions digestives qui vont alors tourner dans le vide, ce qui fait gonfler le ventre. Mâcher un chewing gum, cela vous fait aussi avaler de l’air qui se retrouve ensuite dans l’estomac.

Nous ne sommes pas des ruminants et notre organisme n’est pas prévu pour mâcher continuellement.

Si vous avez des problèmes d’haleine, il y a d’autre moyen plus efficace et plus élégant que le chewing gum.

De plus, le polyol est l’agent sucrant qui remplace le sucre dans les plupart des chewing gum sans sucre. Or cette substance est particulièrement mal digérée par l’organisme.

7. Le manque d’activité physique 

Il est important d’être actif pour des raisons physiologiques. Le mouvement active les muscles abdominaux et intestinaux favorisant ainsi la digestion et le transit. 

Le sport active également la circulation sanguine et permet aussi de diminuer la rétention d’eau. 

8. Le stress 

Le stress perturbe les fonctions digestives. La production de cortisol, la fameuse hormone du stress, a pour effets de ralentir la digestion et d’affaiblir le système immunitaire. 

Il faut donc éviter de manger en situation de stress. Mais il n’y a pas besoin d’une longue thérapie et de prendre des cachets. Il suffit généralement de prévoir suffisamment de temps pour manger. 

9. Le manque de sommeil

Le manque de sommeil a également un impact physiologique fort sur tout l’organisme, y compris sur l’appareil digestif. 

A noter que la prise alimentaire tardive ou nocturne est une vraie une catastrophe pour le ventre plat car les fonctions digestives sont à l’arrêt durant la nuit ! Des études ont permis de situer le début de la période de veille des intestins vers 22h30 selon leur horloge circadienne.

10. Une flore intestinale perturbée

Le microbiote est un écosystème de plus de 100’000 milliards bactéries et autres micro-organismes dont le rôle consiste à digérer et assimiler les aliments mais aussi à produire des cellules immunitaires.

Un traitement antibiotique ou médicamenteux, une alimentation de mauvaise qualité, le stress, le sport prolongé sont des facteurs de perturbation de la flore intestinale qui va évidemment avoir une incidence sur votre digestion et l’aspect de votre ventre.

Pour rétablir un microbiote sain, des compléments comme les probiotiques (des cachets contenants des bactéries actives qui vont rejoindre votre flore intestinales) ou certaines boissons fermentées comme le kombucha ou le kéfir peuvent vous aider. Mais attention à bien vous renseigner sur ce dont vous avez besoin selon le type de problème que vous rencontrez, notamment auprès de votre pharmacien en ce qui concerne les probiotiques. 

Certains aliment peuvent également aider à réparer naturellement la muqueuse intestinale, notamment les prébiotiques qui sont les fibres qui constituent la nourriture des bactéries composant le microbiotes.

Voilà, je partage encore une dernière astuce pour avoir le ventre plat quand on a pas le choix. Par exemple quand on a une sortie, un mariage, un événement et qu’on ne peut pas attendre que le ventre « dégonfle » (mais si on peut attendre, c’est vraiment mieux). 

Il s’agit du charbon actif dont les composés actifs absorbent tout (ou presque). Attention, ce n’est pas le charbon que l’on trouve l’été dans le barbecue. Le charbon actif est fabriqué à base de matière végétale comme les coques de noix de coco. Ce procédé est utilisé depuis très longtemps comme un excellent moyen d’absorber tous les gaz. Attention, c’est tellement efficace que cela absorbe aussi les médicaments. Si vous suivez un traitement, il faut donc éviter d’ingérer le charbon en même temps sinon le médicament n’aura aucun effet.

Enfin si vos intestins n’arrivent vraiment pas à suivre, alors il est sûrement temps de vous lancer dans une bonne détox. Dans ce cas, je vous invite à consulter mes vidéos/articles sur le sujet et vous intéresser à mon programme détox.

Retrouver mes conseils sur cette thématique en vidéo sur ma chaîne youtube :

Si vous souhaitez échanger d’avantage sur cette thématique, je vous invite à rejoindre le groupe Facebook : maviedecriquet

A bientôt

Noémie

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Les 10 conseils de votre nutritionniste pour en finir avec le ventre gonflé! (partie 1)

Vous avez mal au ventre? Vous avez le ventre gonflé, des ballonnements, une digestion difficile ? Vous en avez marre de cette situation ? 

J’ai aussi rencontré ces problèmes et aujourd’hui je partage mon expérience et mes meilleurs conseils pour enfin y mettre fin.

Le ventre prend cet aspect gonflé quand votre appareil digestif n’arrive pas à suivre. Cela peut être dû à plusieurs raisons et j’en aborde dix dans cet article. Vu que le sujet est vaste, l’article est toutefois partagé en deux parties.

1. Des aliments agressifs

Nous avons tous une sensibilité à certains aliments que l’on va moins bien tolérer. Notre tolérance peut d’ailleurs évoluer avec le temps et l’âge. 

Il y a par exemple les aliments qui contiennent des éléments soufrés (ail, oignon, etc), ceux qui contiennent trop de fibres (légumes secs, chou, etc). 

Certaines personnes peuvent être sensibles à des substances particulières présentes dans certains aliments comme la solanine qu’on trouve dans les poivrons ou les aubergines. 

Bref la liste est longue. Mais l’essentiel est de rester attentif à la réaction de son estomac après l’ingestion d’aliment particulier, même s’il s’agit d’un aliment considéré comme sain. En cas d’inconfort, il vous appartiendra d’éliminer complètement cet aliment durant un mois entier avant de le réintroduire progressivement si vous le souhaitez.

Par exemple, si vous avez l’impression que les aubergines passent mal, je vous recommande d’arrêter d’en manger pendant 1 mois. Ensuite vous pouvez essayer de réintroduire cet aliment progressivement dans vos repas. 

En conclusion, soyez bien attentif aux réactions de votre estomac et ne forcez pas! 

2. Des excès alimentaires répétés

Oui, quand on mange trop en quantité, cela provoque des indigestions! Cela paraît évident, et pourtant je suis régulièrement confrontée à des patients qui mangent trop. 

Dans ce cas, il faut réduire l’apport alimentaire progressivement pour retrouver un apport énergétique correspondant à votre besoin en attendant que votre système digestif reprenne le « dessus ». 

3. Un excès de fibres 

Souvent quand on cherche à rééquilibrer son alimentation, on augmente l’apport de fruits et de légumes par rapport aux autres aliments. Et on a tendance à faire la même chose quand on veut perdre du poids. 

Mais une augmentation soudaine de l’apport en fibres met l’appareil digestif à rude épreuve. Beaucoup de fibres d’un coup, c’est trop rapide pour le corps. Il faut y aller progressivement. 

Donc on augmente les portions de fibres petit à petit. Et si nécessaire, il ne faut pas hésiter à diminuer le temps que vos intestins reprennent le dessus. Ensuite vous pouvez essayer à nouveau de manger plus de légumes. Votre estomac devrait mieux réagir. 

4. Les boissons gazeuses 

Si vous êtes sensible aux boissons gazeuses, ce n’est pas compliqué. Quand vous mettez du gaz dans votre estomac, il gonfle… Il suffit de les éviter si vous voulez un ventre plat. 

En revanche, l’eau gazeuse n’est pas contre-indiquée si vous n’avez pas de sensibilité particulière.

5. Les agents chimiques

Les additifs chimiques alimentaires sont des produits ajoutés aux aliments pour en améliorer l’aspect, le goût ou la conservation. Ce sont tous les ingrédients qui commencent par « E » dont je vous parle souvent qu’on retrouve dans la composition des plats industriels (comme le E951 également connu sous le nom d’aspartame qui est largement utilisée dans les boissons light ou le E967 appelé xylitol, une substance reconnue cancérigène). 

Outre leurs dangers établis sur la santé, ces additifs et autres exhausteurs de goût brouillent vos signaux de satiété et perturbent votre appareil digestif. A éviter donc !

Nous voilà arrivés au terme de la première partie de cet article consacré aux nombreuses cause d’un ventre gonflé. Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à continuer votre lecture dans la seconde partie de cet article. 

En attendant, je vous invite à me suivre sur instagram pour découvrir mes meilleures conseils au quotidien : @petitcriqethealthy. Vous trouverez également plusieurs vidéos sur cette thématique sur ma chaîne youtube.

A bientôt

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Huile de coco, un produit miracle ?

Huile de coco, un produit miracle ?

La réponse est non !

L’huile de coco n’est ni un produit miracle, ni un poison d’ailleurs. Comme beaucoup d’autres produits, il a ses avantages et ses inconvénients, ses bienfaits et ses dangers.

Dans cet article, nous allons justement découvrir quels sont les bienfaits et les dangers de ce produit qui était encore inconnu en Europe il y a quelques années à peine et qui est maintenant passé au statut de « super-aliment » incontournable.

L’huile de coco, qui est extraite à partir de la chair blanche de la noix de coco, est composée de graisses à 100%. Mais ces corps gras sont essentiellement des graisses saturées, contrairement à la plupart des huiles végétales. 

Les graisses saturées sont nécessaires à l’organisme car elles constituent une source d’énergie indispensable et entrent également dans la composition des membranes cellulaires. Mais en cas de consommation excessive, elles augmentent le risque de maladies cardiovasculaires.

A température ambiante, les graisses saturées ont une forme solide, qu’elles soient de source animale comme le beurre ou le lard, ou de source végétale comme l’huile de palme ou l’huile de coco. D’un point de vue chimique, ces huiles solides résistent très bien à la chaleur et peuvent être utilisées avantageusement pour la cuisson et la friture.

L’engouement pour l’huile de coco provient du fait qu’elle est essentiellement composée de tryglicérides à chaînes moyennes (TCM). Si le beurre en contient environ 10%, l’huile de coco peut en contenir une très forte proportion selon la qualité de l’huile.

L’intérêt des TCM réside dans le fait qu’ils sont rapidement assimilés par l’organisme et permettent de stimuler le métabolisme de manière très efficace. En résumé, les TCM seraient plus vite brûlés et plus compliqués à stocker que les autres types de graisses. De plus, les TCM auraient des effets sur la santé cardiovasculaire différents des autres graisses saturées.

La controverse entourant l’huile de coco est double. D’une part, les études scientifiques sur le sujet ne sont ni unanimes ni suffisantes pour apporter une réponse satisfaisante sur les bienfaits de l’huile de coco. D’autre part, la proportion de TCM dans l’huile de coco est très variable. Et cette quantité de TCM n’est évidemment pas indiquée sur l’emballage. Vous n’avez donc pas la possibilité de savoir si l’huile de coco que vous utilisez est en fait plus saine que du beurre…

Je vous laisse le soin d’en tirer vos propres conclusions !

Certains préféreront cette matière grasse de source végétale à des sources animales, d’autres voudront éviter d’acheter un produit qui a dû traverser la moitié du globe pour arriver dans votre supermarché. 

Pour ma part, j’adore la saveur délicate que l’huile de coco donne aux plats que je cuisine. Et je continuerai à l’utiliser, en sélectionnant un produit issu de la culture biologique et durable, étant donné son excellente résistance à la chaleur, en attendant des études scientifiques concluantes sur ses bienfaits pour la santé.

En conclusion, je vous recommande simplement de limiter votre consommation de matière grasse (20% à 30% de votre apport calorique), et en particulier en graisses saturées qui ne devraient, quant à elles, pas représenter plus de 10% de vos calories totales consommées. 

Si le sujet vous intéresse, je vous invite à consulter ma vidéo youtube intitulée « Tout savoir sur les graisses avec votre nutritionniste » :

Vous souhaitez plus de conseils au quotidien ? Alors rendez-vous sur mon compte instagram @petitcriquethealthy

A bientôt

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Mes 7 conseils pour éviter de perdre tous les nutriments pendant la cuisson

Grâce aux conseils partagés dans cet article, vous pourrez améliorer vos apports en nutriments de manière significative sans changer vos habitudes alimentaires, afin de profiter pleinement de tous vos efforts pour manger sainement.

Tout d’abord, relevons que la cuisson des aliments présente des avantages non négligeables:

  • Elle facilite la digestion ;
  • Elle améliore l’absorption des nutriments (la protéine d’un oeuf cuit est 2x mieux assimilée que la protéine d’un oeuf cru, le bêta-carotène est 6.5x mieux assimilé avec des carottes que l’on a fait revenir à la poêle quelques minutes qu’avec des carottes crues) ;
  • Elle détruit les bactéries présentes dans les aliments.

Mais il faut toutefois être conscient que la cuisson dégrade la valeur nutritive de la plupart des aliments. A titre d’exemple, je relève que la cuisson à l’eau fait perdre jusqu’à 50% de l’apport en vitamine C des broccoli ou des épinards. De même, une viande que l’on fait mijoter perd jusqu’à 60% de sa vitamine B.

Si il est évident que la valeur nutritive des aliments se dégrade généralement avec la cuisson, toutes les méthodes de cuisson ne se valent pas. Il est établi que les modes de cuisson les plus rapides sont les meilleurs comme la cuisson à la vapeur et la cuisson à la poêle (faire sauter les légumes ou la viande). Il est ainsi important de choisir votre mode de cuisson en toute connaissance de cause.

Mais dans cet article, je ne vous dis pas d’abandonner vos habitudes. En revanche, je partage avec vous les sept conseils pratiques suivants pour optimiser la valeur nutritive de vos plats. 

  1. Utiliser aussi peu d’eau que possible durant la cuisson, en particulier pour les légumes. 
  2. Consommer l’eau de cuisson des légumes.
  3. Peler les légumes après la cuisson, voire ne pas les peler du tout pour maximiser l’apport nutritif, notamment en fibres.
  4. Manger les légumes cuits le plus rapidement possible car la vitamine C se dégrade au contact de l’air à cause de l’oxydation.
  5. Cuisiner les aliments le moins longtemps possible car une exposition prolongée à la chaleur détériore généralement la valeur nutritive des aliments. Il faut toutefois veiller à respecter les temps de cuisson minimum de certains aliments pour sa propre santé (la volaille en particulier).
  6. Couper les aliments après plutôt qu’avant la cuisson car ils seront ainsi moins exposés à l’eau et à la chaleur.
  7. Consommer la viande avec son jus de cuisson permet de récupérer jusqu’à 100% des minéraux et 60% de la vitamine B perdus pendant la cuisson.

Pour conclure, je relève qu’il n’y a pas un mode de cuisson parfait qui permette de préserver tous les nutriments de chaque aliment. En revanche, certains gestes simples peuvent faire la différence!

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